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les légumes au fil du temps

Mercredi 25 mars 2015

Voila à quoi peut ressembler un début de printemps sur le Levezou ! Heureusement, nous sommes habitués et équipés pour lutter contre le froid. Les petits semis sous serre sont donc recouverts de couvertures flottantes, et la température du terreau est maintenue grâce à des câbles chauffants. 


Thym

Courgette

Ciboulette

Basilic

Betterave


lundi 27 avril

La saison est bien entamée. Les températures ayant globalement remontées (malgré quelques frimas propres à notre pays), quelques plantations ont été faite: les oignons, les blettes, quelques salades...

Des carottes, des radis, des épinards et des mescluns ont été semées et commencent à sortir tout doucement.

Autour du 15 avril, nous plantons les tomates dans une première serre chauffée, ainsi que des poivrons et des aubergines.

Il faut savoir que ces légumes de la familles des "solanacées", stoppent leur croissance en dessous de 12 degrés! D’où l’intérêt  de les cultiver sous abris bien au chaud!

La plupart des cultures extérieures sont également protégées sous des couvertures flottantes. Ainsi elles bénéficient d'un micro-climat, et subissent moins les agressions des intempéries. 



Pour se donner du courage: une tarte à la rhubarbe!

mercredi 29 avril

Cette nuit, il a fait ce que l'on pourrait appeler une "gelée blanche".

Les saints de glace avant l'heure?

Un petit tour au jardin pour voir si tout le monde va bien.

Actuellement le potager ressemble plus à un océan de voiles qu'à autre chose!

Les jeunes salades vont bien.

De toute façon elles ont grandi sous une serre froide, et de ce fait ont été endurcies pour résister à ce genre de températures.

Les semis sont tous bien sortis, surtout les carottes (du travail de désherbage en perspective).





Un petit tour sous la serre chauffée.

Horreur!! Une vingtaine de plants de tomates détruits!

Les tiges sont cassées ou rongées.

Le maraîchage, c'est aussi ÇA: on fait son travail du mieux que l'on peut, et  d'un coup un ravageur viens  tout détruire en deux secondes.

"Tout"...j'exagère.

Action: réaction.

Je fait un tour du jardin avec mon chien qui attrape et gobe un rat: c'est déjà ça en moins.

Deuxième opération: on pose des pièges un peut partout dans la serre, et on sur-élève ces plants que je n'aurais jamais du entreposer par terre.


Après avoir constaté ces dégâts, regardons plutôt ce qui va bien.

Des poivrons qui grossissent.

Des fleurs d'aubergines qui apparaissent.

Des pieds de courgettes qui se développent.

Les pieds de tomates qui ont bien repris depuis leur plantation.



Tout ça sous l’œil attentif de Guini...

samedi 30 mai

Presque un moi après le dernier article!

Les choses ont bien sûr évoluées: entre temps la météo nous à encore fait quelques blagounettes avec quelques "petites" gelées et surtout une belle vague de fraîcheur.

A présent la douceur semble revenir.

En résumé, le jardin est quasiment rempli.

Dans la mesure ou les cultures doivent être échelonnées, les buttes en attentes de leur cultures sont semées de radis ou d'épinard qui occuperont le sol sans que ce dernier ne reste nu.

Si je prend le temps d'écrire cet article, c'est parce qu'une grosse période de travail est passée avec la production des plants, et la transplantation dans le jardin.

A présent l'heure est au désherbage afin que le jardin soit impeccable avant que la tornade de l'été n'arrive.

D'ici une semaine ou deux, nous allons tranquillement commencer la distribution des paniers (qui seront des paniers de "démarrage" avec les quelques premiers légumes).

Faisons le point en image:

Les premières salades

En premier plan: les pommes de terre nouvelles.

Les courgettes sur mulch de paille.


Ce "tunnel" c'est un voile anti-insectes . Sur la photo ce sont des radis qui poussent dessous. Le voile anti-insecte est un moyen "mécanique" de lutter contre l'attaque de pucerons ou autres ravageurs. Cela permet de ne pas traiter avec des produits. De plus il créé un petit micro-climat qui favorise la croissance du légume. Nous les utilisons là pour lutter contre l'altise (ce petit puceron qui attaque les fanes des radis, navets, roquettes etc). Nous nous en servons aussi pour les brocolis contre la "piéride du chou" (vous savez, ce merveilleux petit papillon blanc qui volette innocemment sur nos cultures pour y pondre ses œufs,  et mettre au monde ces petites chenilles qui dévorent TOUT). On peut aussi l'utiliser contre la mouche de la carotte, ou le vers du poireaux.

LES PREMIERS LÉGUMES SOUS LES SERRES


A bientôt!

Samedi 4 juillet

Cela fait plusieurs semaines qu'une canicule s'est installée.

Nous sommes donc samedi, il est exactement 16h20, et il fait 31 degrés .

Une partie du travail a été faite ce matin de 6h00 à 12h00 (récolte pour le marché, arrosage, désherbage). Ce soir je m'y remet à partir de 18h00.

Entre temps je vais vous rédiger ce petit article sur une technique culturale qui prend tout son sens en ce moment: la culture sur mulch permanent ou la permaculture.


Tout a commencé avec ce livre:

En novembre 2012, je décide de consacrer une parcelle pour tester ce mode cultural, et donc d'épandre une bonne trentaine de cm de paille de blé sur la totalité de la surface.

La culture qui s'y trouvera sera celle de la courgette.

Objectif:

-Ne plus jamais travailler le sol en retournant ou en émiettant la terre.

-Limiter voire supprimer le travail de désherbage.

-Ne plus faire le moindre apport d'engrais.

-Limiter voire supprimer l'arrosage.

Mais comment est ce possible ?

En faisant preuve d'un brin de logique, nous savons tous que dans des milieux forestiers, d'immenses arbres se développent sans la moindre action de l'être humain. Personne ne viens biner, désherber, arroser ou fertiliser une forêt!

La culture sur mulch permanent consiste à reproduire cette couche forestière qui se fertilise d'elle même. Autrement dit: un sol ne doit jamais rester nu!

Le processus est simple: on recouvre de n'importe quoi qui nous passe sous la main: paille, foin, tontes de gazon, feuilles mortes etc.

Cette couche végétale va stimuler l’activité des micro organismes (vers de terre) qui par leur action vont aérer et donc améliorer la structure du sol, et par leur déjection transformer la matière organique en engrais.

De plus son effet occultant va empêcher la prolifération des adventices, ainsi que favoriser le maintien de l’humidité du sol.

Bon c'est vraiment un résumé de chez résumé, Dominique Soltner vous l'explique plus dans le détail dans son ouvrage.

Deux ans et demi plus tard, et par un été de canicule, regardons comment se comporte la culture de courgettes, et surtout à quoi ressemble le sol la dessous.

Le point en image:


Globalement nos pieds de courgettes se portent à merveille avec UN arrosage hebdomadaire. Les fruits commencent à abonder même s'ils ne sont pas au top de leur production vu que c'est le début.

A présent nous allons creuser:

Là j'ai juste enlevé les 20 bons cm de paille, et nous voyons déjà une terre bien noire et humide. (dernier arrosage: jeudi)

Petit zoom sur ce magnifique sol.

On creuse à peine: un ver de terre!

Là on creuse un peu plus, on s'aperçoit que la terre est très friable ce qui n'est pas le cas ailleurs.


Bon ben c'est "que du bonheur" me direz vous!

Non, pas vraiment non!

Évidemment comme pour tout il y a les avantages et les inconvénients.

Pour commencer, la paille ou autre mulch est le refuge parfait pour les limaces. Pour BEAUCOUP de limaces. Donc il va falloir traiter avant et pendant la plantation, car leur dégâts pourraient être fatal!

Vous aurez le meilleur sol du monde, mais avec des cultures entièrement ravagées.

De plus le mulch peut aussi fournir un abri de rêve (gîte et couvert) aux rongeurs en tout genre: mulots, rats taupiers, taupes etc... qui ne se priveront pas de dévorer les racines des jeunes plants, ou bien de creuser des galeries qui feront mourir les pieds de courgettes (ou d'autre chose). Et là c'est pareil: il faut agir.

 

A force de lutte et de persévérance, je bénéficie enfin (et surtout en cet été caniculaire) des avantages du mulch, afin d'éviter par exemple ça:

Ou dans le cas inverse, ça: ( le mulch a aussi cette avantage d'améliorer la capacité de rétention d'eau du sol. Lorsqu' un sol est inondé, tout les nutriments qui font sa richesse sont totalement lessivés par l'eau qui ruisselle)

Cette photo ne vient pas du jardin.

Pour compléter ces explications, une petite vidéo sur la formation d'un sol:

Et voilà! 18h00 approchent, fin de l'article.

A bientôt avec je l'espère un peu plus de fraîcheur.

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